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Asma Consulting le blog

L’assurance commerciale, L’assurance-vie et la garantie bancaire

29 Janvier 2017, 15:03pm

Publié par Asma Bint Ahmed

Louanges à Allah et que la prière et la bénédiction soient sur Son Prophète, ses proches et ses compagnons.

Le comité permanent a examiné les recherches et a répondu à la question destinée au Président Général.

Question : Nous étions contraints de traiter avec la banque car nous avions besoin d’une garantie bancaire pour traiter une affaire. Nous étions surpris de découvrir que la banque prenait de l’argent (prime d’assurance annuelle) en contrepartie de la garantie qu’elle accordait. Nous avons arrêté le projet jusqu’à ce que nous connaissions le jugement islamique sur notre situation. Nous vous prions de nous faire part de votre avis ainsi que les textes religieux concernant notre situation. Est-il permis de donner le prix de la garantie ?

La même question se pose pour l’assurance des marchandises contre les accidents et l’assurance vie ?

Réponse :

Premièrement : il n’est pas autorisé de payer un prix pour la garantie de la banque (la prime d’assurance) car le profit que la banque va obtenir est une usure et l’usure est prohibé selon le Coran et la sunna.

 

Deuxièmement l’assurance commerciale est prohibée (interdite) pour les raisons suivantes :

  1. L’acte de l’assurance commerciale est basé sur des remboursements monétaires probables qui comportent une caractère aléatoire (gharar – الغرر), car l’assureur ne peut savoir au moment de la rédaction de l’acte, le montant de la prime qu’il doit prendre ou payer. Il peut payer une ou deux fois ou après un accident. Ainsi il obtiendra le remboursement complet après deux mois seulement. L’assuré peut aussi payer toutes les traites, et qu’aucun accident ne survient. Il n’obtiendra rien du tout et le Prophète a interdit la vente qui comprend un caractère aléatoire.

 

  1. L’acte d’assurance commerciale est basé sur le hasard. Il est aussi accompagné de primes exagérées car la compagnie d’assurance couvre un accident dont elle n’est pas responsable et peut aussi gagner de l’argent sans contrepartie. Par exemple l’assuré peut payer une seule traite, subir un accident, et prendre toute la somme de l’assurance. Il peut aussi payer toutes les traites sans qu’il n’ait jamais d’accident. Ceci entre dans le cadre du jeu de hasard qui est interdit par la religion. Allah Le Très Haut dit :

« O les croyants ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du Diable. Ecartez-vous en, afin que vous réussissiez. » (sourate 5, verset 90).

  1. L’acte d’assurance commerciale comporte de l’usure de surplus et à terme car si la compagnie d’assurance rembourse à l’assuré plus que ce qu’il a payé, c’est une usure de surplus. Quant à l’assuré qui paiera la somme qu’il a prise par des traites, il s’agit de l’usure à terme. Les deux types d’usure sont prohibés par l’Islam.

 

  1. L’acte d’assurance commerciale est une hypothèque car il est basé sur la hasard. La sollicitation et l’hypothèque ne sont autorisées que pour fortifier et consolider la religion. Car le Prophète a dit : « L’hypothèque n’est autorisée que dans le combat dans la voie d’Allah » Al-Tirmidhi n°1700.

 

  1. L’acte d’assurance commerciale contient des remboursements sans contrepartie et ceci est prohibé par la religion d’Allah Le Très Haut. Allah a dit : « O les croyants ! Que les uns d’entre vous ne mangent pas les biens des autres illégalement. Mais qu’il y ait du négoce (légal), entre vous, par consentement mutuel. Et ne vous tuez pas vous-même. Allah en vérité, est Miséricordieux envers vous. » (sourate 4, verset 29).

 

  1. L’acte d’assurance commerciale force l’assuré à payer à l’assureur une somme alors qu’il n’a pas commis d’accident. D’autre part, l’assuré paie des traites à l’assureur sans que ce dernier ne lui accorde quelque chose en contrepartie et cela est interdit.

Nous souhaitons que notre réponse soit porteur d’utilité, sachant que nous n’avons pas d’ouvrages qui portent sur le sujet avec précision. Et que la prière et la bénédiction soient sur notre Prophète.

Le comité Permanent de l’IFTA

 

L’on comprend donc que l’assurance commerciale et l’assurance vie ne sont pas autorisées pour les raisons suivantes :

  1. L’assurance-vie contient une usure car l’assureur s’engage à paye une somme qui est supérieure à celle que l’assuré a payé, ce dernier prend par conséquent des intérêts de la part de l’assureur.
  2. Le système des assurances pousse à prendre l’argent d’autrui de manière illicite.
  3. L’assurance est basée sur le hasard et l’hypothèque et comporte des risques. Il peut se réaliser comme il peut ne pas se réaliser.
  4. L’assurance comporte une part de hasard et d’incertitude (jahâla – الجهالة)
  5. L’assurance fait naître des conflits entre l’assureur et l’assuré. Leurs intérêts étant contradictoires, chacun essaye de rendre l’autre responsable des dégâts causés, ce qui les mène parfois jusqu’aux tribunaux.
  6. L’assurance n’est pas indispensable. Allah a incité à donner les aumônes et a rendu la zakat obligatoire au profit des pauvres, des indigents, de ceux qui sont lourdement endettés.

D’autant plus que les gouvernements ont une responsabilité envers les citoyens.

Pages 62 à 65 du livre l'usure, ses préjudices et ses conséquences à la lumière que Coran et de la Sunna, Cheikh Sa'id Ibn Ali Ibn Wahf Al-Qathani

Recopié par Asma Bint Ahmed présidente Asma Consulting

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