Les 5 conditions de la Zakat El Mal (aumône sur l'argent/la fortune)

Publié le par Asma Oudina

Verser la zakat El Mal est un acte d’adoration. Comme tout autre acte d’adoration, son versement demande des conditions précises pour qu’elle soit acceptée. En effet, cette aumône ne concerne pas tous les individus mais seulement ceux qui remplissent les 5 conditions de la Zakat el Mal. Les voici en détails.

Première condition : La liberté. 

La Zâkat n’est pas obligatoire à l’esclave car il n’a pas de biens propres, et ce qu’il possède appartient à son maître, ainsi sa Zakât doit être acquittée par son maître.

 

Deuxième condition : Que le propriétaire des biens soit musulman. 

 

La Zakât n’est pas obligatoire au mécréant, on ne lui demande pas de s’en acquitter car c’est une adoration et une obéissance à Allah, et le mécréant ne fait pas partie de ceux qui adorent (se rapprochent) et obéissent à Allah. Ceci car la Zakât demande une intention (niyah, en toute pureté pour Allah) qui n’est pas présente chez le mécréant. Quand au fait de dire qu’elle lui est malgré tout obligatoire, qu’il est concerné par l’ordre d’Allah et qu’il sera châtié dans l’au-delà pour l’avoir délaissé, c’est un sujet de divergence entre les savants. Dans le hadith de Mu’adh Ibn Jabal : « Appelle-les à attestation qu’il n’y a pas de divinité digne d’adoration qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah----- puis il cita la prière — et s’ils t’obéissent en cela, apprends-leur qu’Allah leur a imposé une aumône prise de leurs riches et donnée à leurs pauvres » (Al-Bukhârî et Muslim). Il a donc fait de l’Islam une condition obligatoire de la Zakât.

 

Troisième condition : Posséder le minimum (Nisâb). 

 

Elle n’est donc pas obligatoire en deçà, et c’est une valeur commune dont le détail viendra (la valeur de 83g d’or), que le propriétaire soit jeune ou âgé, fou ou doué de raison, ceci car les preuves sont générales.

 

Quatrième condition : Réellement posséder le bien et que celui-ci ne soit pas lié au droit d’un tiers. 

 

Il n’y a donc pas de Zakât sur les biens que l’on ne possède pas vraiment, comme l’argent acquis sur une dette.

 

Cinquième condition : Posséder ce bien pour la durée d’une année. 

 

D’après le hadith de Â’ishah : « pas de Zakât sur les biens pour lesquels une année ne s’est pas écoulée » (Ibn Majâh). Ceci pour tout ce qui ne sort pas de la terre comme les grains ou les fruits. Par contre, pour tout ce qui sort de la terre, il faut verser la zakat lors de la récolte, et il ne faut pas attendre un an. Cette durée n’est une condition que pour les espèces (l’argent), les troupeaux, les biens destinés à la vente, par facilité pour son propriétaire afin qu’il puisse faire fructifier ses biens. Quand aux petits des troupeaux sur lesquels il faut payer la Zakât et les bénéfices du commerce, le temps (pendant lequel il faut les posséder) est celui des biens desquels ils sont tirés, il n’est donc pas nécessaire d’attendre une année entière si la valeur des biens dont ils sont tirés à atteint le Nisâb.

Si ce n’est pas le cas, la période commence dès qu’on a atteint le Nisâb. Celui qui a prêté de l’argent à un pauvre, donne la Zâkât sur cette somme une seule fois lorsqu’il la récupèrera, d’après ce qui est authentique de la parole des savants. Mais s’il a prêté l’argent à un riche, il doit payer la Zâkat sur cette somme chaque année. Quand aux autres biens acquis et utilisés, il n’y pas pas de Zâkat dessus, comme les maisons habitées, les vêtements ordinaires, les meubles de la maison, les voitures et les bêtes montées et utilisées.

Quand aux biens destinés à la location, comme les voitures, les magasins et les maisons, il n’y a pas de Zakât sur le bien lui-même mais sur les bénéfices de la location, si cela atteint la valeur du Nisâb, seuls ou ajoutés aux autres biens possédés depuis un an. Si celui qui doit s’acquitter de la Zakât meurt avant d’avoir pu le faire, ses héritiers doivent le faire pour lui, car c’est un devoir obligatoire qui ne disparaît pas avec la mort. Cela reste une dette pesant sur le mort et dont il faut s’acquitter.
 

Extrait du prospectus Dine El Haqq. Exposé du Cheikh Salih Fawzan. Prospectus disponible à la demande selon le stock disponible. asma_consulting@outlook.com

 

Asma Oudina - Présidente Asma Consulting

asma-consulting.com

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Les 5 conditions de la Zakat El Mal (aumône sur l'argent/la fortune)

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swaro 02/09/2019 16:36

j'ai couvert financièrement des dettes et un credit important bancaire d'une personne de ma famille , sachant que le recouvrement que j'ai effectué representait la moitié de la somme sur mon compte courant , j'ai un autre compte epargne auquel je n'ai pas touché, ma question dois je donner zakat el mel cette année ? et sur quel compte les deux ou un seul , barak'Allah oufikoum

Asma Oudina 07/09/2019 21:31

Wa Aleykoum Salem votre requête nécéssite plus de détails et une intervention avec une consultante spécialisée dans notre cabinet sur ce sujet. Veuillez nous écrire à asma_consulting@outlook.com ou bien directement par téléphone afin qu'on puisse vous aider correctement. Cordialement